Émissions de CO2 — France
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Que montre ce graphique ?
La courbe bleue, c'est ce qui est physiquement émis sur le sol du pays — usines, voitures, chauffage. La courbe orange en pointillés (quand elle existe), c'est ce qui est lié à tout ce que les gens du pays achètent et consomment, y compris les objets fabriqués ailleurs et importés ensuite.
Exemple concret : un objet fabriqué dans une usine à l'étranger, puis acheté et utilisé ici. Sa fabrication a émis du CO2 là où l'usine se trouve — ce CO2 compte dans la courbe bleue de ce pays-là, pas dans celle d'ici, puisqu'il n'a pas été émis sur notre sol. Mais comme c'est nous qui utilisons l'objet, ce CO2 « appartient » en réalité à notre consommation — c'est ce que la courbe orange essaie de capter. Si l'orange est au-dessus du bleu pour un pays, ça veut dire que ce pays achète (et fait donc émettre ailleurs) plus de CO2 qu'il n'en émet lui-même sur son propre sol.
Important : ni la bleue ni l'orange n'est « la vraie » — les deux comptent de vraies émissions de CO2, juste avec deux règles différentes pour savoir à qui les attribuer (là où c'est produit, ou par qui c'est consommé). Et surtout : on ne les additionne jamais. Ce ne sont pas deux morceaux d'un total — ce sont deux façons de découper le même total mondial d'émissions.
Le détail méthodologique
La courbe pleine (bleue) montre les émissions territoriales (dites « de production ») : ce qui est physiquement émis sur le sol du pays (usines, transports, chauffage, agriculture...). Elle n'inclut pas les émissions liées à la fabrication des produits importés — un objet fabriqué à l'étranger et consommé ici compte dans les émissions du pays fabricant, pas dans celles d'ici. C'est la méthode utilisée par les États pour leurs engagements internationaux.
La courbe en pointillés (orange), quand elle est disponible, montre les émissions « basées sur la consommation » : émissions territoriales, moins ce qui est exporté, plus ce qui est importé — elle reflète donc les importations. Elle n'existe que pour certains pays (les plus grandes économies, avec des données commerciales suffisamment détaillées), et retarde toujours d'un an sur les émissions territoriales.
Dans les deux cas, les émissions de l'aviation et du transport maritime internationaux ne sont comptées dans les chiffres d'aucun pays.
Source : Global Carbon Project, via Our World in Data (CC-BY). Rafraîchissement automatique mensuel.